Un week-end pittoresque (Jour 1)
Arrivés vers 10h sur les lieux, nos joyeux lurons sont allés se faire une « petite » balade dans les Gorges de Daoulas. Deux heures plus tard (petites hein), la faim et les mollets commencaient à se faire sentir dans le groupe. C'est bête, on n'avait pas les sacs. Malgré cela, la balade aura été riche en observation. Dans une lande à ajoncs en fleurs, nous avons pu observer de nombreux Bruants jaunes, les premiers Bourdons qui se chauffaient au soleil, des Buses et leurs pelotes de réjection, trois Chevreuils bondissant dans les fougères fanées et un Busard Saint Martin.
Ajonc d'Europe (Ulex europaeus)

Où qu'il est le Bruant ?!
Nous avons pu également apprécier le patrimoine historique du lieu avec différentes allées couvertes du IIème et IIIème millénaire avant J.C. ainsi qu'une ancienne carrière. La vue était magnifique sur le canal de Nantes à Brest et sur l'Abbaye de Bon Repos. Abbaye qui malgré son manque de moine et son aspect pittoresque fut un lieu propice à un bon pique nique.
Abbaye de Bon Repos
Après ce bon repas, le groupe prit la direction des Forges des Salles. Un lieu pittoresque, il faut le souligner mais néanmoins assez dénué d'intérêt pour nos jeunes naturalistes avides de rencontres sauvages ; mis à part peut-être les moutons surdimensionnés que ce lieu abritait.
Les Forges des Salles
Ce cours arrêt fut l'occasion pour notre Président de prendre la carte et de nous emmener direction la forêt. On ne fut pas déçus, après la traversée d'une bien charmante forêt, on se retrouva nez à nez avec un lac et sa cabane à la « Into the wild ».
Into The Wild
Il y avait là de la boue et des cailloux, de quoi émerveiller la moitié du groupe. On se dirigea ensuite vers les ruines d'un château. Pittoresque ce château mais aucun signe de Chiroptères par contre.
Les ruines du chateau
La fatigue commençait à toucher le groupe, on décida donc de se poser tranquillement sur le bord du lac, au soleil. Mais c'est dans ces moments là que le temps passe vite et que les téléphones sonnent quand tout le monde commence à s'endormir. On ne tarda donc pas trop pour pouvoir atteindre le saut du Chevreuil en suivant la rivière en aval du lac. Sous la compétence d'orientation d'une fille du groupe (ou pas), nous nous enfonçâmes dans la forêt vierge à la recherche de ce « saut ». Je dois dire que je pensais à une cascade et en fin de compte, il ne s'agissait que d'un guet, ce qui finalement parait plus logique. Guet qui d'ailleurs fut lieu de « prière » pour notre président, peut-être pour se faire pardonner d'un nombre déjà grand de blagues.

Saint Yann
A la suite de quoi, nous sommes retournés aux voitures par un autre chemin. C'est sur ce chemin que nous avons pu observer ce qu'on interpréta comme des « trous d'obus » formant d'innombrables mares acides (Sphagnum sp.). Sûrement un lieu propice aux amphibiens mais l'heure n'aidant pas, nous n'en avons observé aucun.
Les mares dans la forêt
Il était temps de rentrer au gîte municipal de Caurel où l'on passa une bonne soirée. La fatigue aidant, ce fut tout le monde au lit à 22h00 ! Zouuuu !